L’interview pétillante de Laure des Aventurières

Laure, c’est l’aventurière qui a fondé la “tribu d’entrepreneuse idéaliste” pour “libérer ton génie et créer une boîte qui déboîte”. Tu peux t’inscrire à sa newsletter et recevoir ses Love Notes.
Ses messages touchent toujours juste pour pouvoir avancer, toujours, même si c’est juste un peu. Elle a créé par exemple un kit de survie de l’entrepreneure et un kit de survie anti-perfectionniste. 
J’aime beaucoup son énergie, pleine de malice et de bienveillance. J’espère que cette interview te donnera la motivation de créer la vie qui te ressemble :).
Q: Laure, tu es “libératrice de génie”, tu es la rédactrice du site internet Les Aventurières, tu as un groupe facebook et tu as ouvert depuis peu une anti-école d’entrepreneuriat. Est-ce que tu peux nous expliquer ce que tu y proposes?
L’anti-école, c’est un endroit où tu peux venir pour apprendre, échanger et apprivoiser ta nouvelle vie d’entrepreneure. Ça fait deux ans que j’accompagne des femmes entrepreneures et que je vois toutes les questions que je peux me poser et que me posent mes clientes, et j’ai réalisé une chose : on a tendance à chercher les solutions à l’extérieur, comme de bonnes élèves.

On veut faire des cours et des formations à tout va, comme si ça allait être la réponse magique à tous nos problèmes. Le plus souvent, rien que le fait d’être inscrite à une formation nous donne l’impression qu’on fait quelque chose, même si on ne concrétise jamais rien ou qu’on abandonne en cours.

Le plus important, dans tous les accompagnements que j’ai fait, c’est le passage à l’action. Même si l’action que tu entreprends t’emmènes dans le mur, tu as appris des choses, tu époussettes et tu recommences.
L’anti-école, c’est ça : chaque mois, un nouvel anti-prof vient partager son expertise, mais aussi sa vision du succès.
Sur ma page Facebook, il ne se passe plus rien, car j’ai décidé d’arrêter les réseaux sociaux (https://www.lesaventurieres.com/2017/08/24/facebook-cest-fini-twitter-instagram/).
Je garde les groupes, parce que j’aime beaucoup ce qui se passe en communauté, et que je n’y retrouve pas les mêmes travers que sur les pages publiques des réseaux sociaux.
Q: Quel est le message profond qui sous-tend tes différentes actions? A qui s’adresse-t-il?
Le message profond derrière tout ce que je fais c’est : Tu as du génie, et il y a des choses que toi seule peut créer. Fais le.
Il s’adresse à tout le monde, mais sur mon site je m’adresse principalement aux femmes. J’ai créé cette entreprise parce que j’ai conscience que l’on manque de modèles féminins dans tous les domaines, et je veux contribuer à ce que les femmes fassent profiter le monde de leurs talents.
Q: Tu dis que tu as fait bien “des tours dans le monde de l’entreprise”, peux-tu nous en dire plus?  Quelle sagesse taoïste as-tu tiré de cette expérience?
Ahahahah. J’ai travaillé dans plusieurs entreprises, des très grandes et des toutes petites. Des qui venaient de naître et d’autres qui avaient des années d’existence.
J’ai appris de toutes ces expériences, parce que j’ai toujours rencontré des gens passionnants. Dans ma dernière boîte, j’avais décidé d’interviewer chaque personne de l’entreprise, le temps d’un déjeuner, pour faire son portrait. C’était génial de découvrir qui sont les gens en dehors de leur rôle de gentil-le employé-e. De voir ce qui les fait rêver, ce qu’ils ont envie de créer.
Tout le monde a de la créativité et des envies à revendre, mais on a toujours de bonnes raisons de ne pas le faire. Ce n’est pas le moment, ce n’est pas raisonnable, mais pour qui tu te prends, attends d’avoir mis assez d’argent de côté, d’autres le font mieux que toi, etc.
Mon conseil c’est : commence petit, mais commence maintenant. Chaque chose que tu fais te donnes de l’expérience et te permet d’affiner, de t’améliorer, de faire de mieux en mieux. Ce qui compte ce n’est jamais le résultat, c’est le chemin que tu choisis de parcourir. C’est atrocement bateau, mais au moment où j’ai compris ça, ça a changé beaucoup de choses dans mes choix.
Q: Quels conseils tu donnerais à une personne qui a perdu le sens de son travail en entreprise?
D’abord, de ne pas faire comme moi, c’est-à-dire paniquer en mode petite poule qui a perdu son caillou. Se faire aider, accompagner. Et chercher ce qui excite ta curiosité. Le sens de ton travail, ta “vocation” ne se cachent pas au fond d’une boîte magique. Ce n’est probablement pas un métier qui existe. Tu as peut être l’impression que rien ne te plaît que tu fais partie de ces gens qui n’ont rien de spécial.
Alors ne cherche pas à être spécial, on s’en fout. Regarde ce qui te rend curieuse et va explorer ça. La curiosité c’est un point de départ très fertile, et infiniment plus accessible qu’une “vocation”. (Et si ça change dans 6 mois, tu suis, c’est complètement ok d’être passionnée par plein de choses différentes, et c’est carrément plus marrant que d’être une petite poule paniquée).
Q: Et pour finir, quelques questions plus personnelles: quels sont tes rêves tellement fous que tu n’oses même pas en parler?
En ce moment mon rêve tellement fou que je saoule tout le monde avec ça c’est de créer des podcasts qui racontent des histoires sur plein de sujets qui m’intriguent.
Q: quelle est la définition de Ton bonheur?
Mon bonheur c’est un mix entre des moments d’excitation (ceux d’un projet qui commence, d’une nouvelle idée, d’une rencontre), et le calme paisible du quotidien. Un bain, profiter d’un moment avec les gens que tu aimes. Une balade en pleine nature. Une belle histoire qui te donne le sourire.

 

Merci beaucoup Laure pour cette interview! 

Pour retrouver Laure, je te rappelle son site et son groupe facebook