Projet gratitudes

Hello les minimalistes d’amour ! J’ai fait plusieurs fois l’exercice de la liste d’écrire tout ce pourquoi je ressens de la gratitude, tous mes kifs…et c’est toujours super puissant pour moi !! 
 J’ai besoin de vous pour réaliser un rêve : créer la plus grande et somptueuse liste de gratitudes au monde !!!😍

Il pourrait y avoir plusieurs thématiques: famille, voyages, méditation,  vie quotidienne..

Je la publierai ensuite sur mon blog en remerciant du fond de mon cœur toutes les personnes ayant participé au projet !! (et leur blog s’il est précisé). (Les personnes souhaitant rester anonyme le resteront) . 

Je suis aussi en contact avec la rédac chef d’un magazine (je publie bénévolement) et un éditeur.. A voir si ça pourrait les intéresser? (aucune garantie car je n’en ai pas parlé, projet top secret). 

Donc, Votre mission, si vous l’acceptez: 

1)me dévoiler vos listes en me les envoyant en mp. Version numérique, photos, courrier papier, dessins… Je vous laisse choisir le format tant qu’il est lisible.

2) Taguer toutes les personnes qui pourraient être intéressées !! 

Un grand merci d’avance !! 😍 

L’idée est que ça nous fasse du bien en l’écrivant et du bien en le lisant :). 

Toutes nos gratitudes rassemblées, ça va envoyer de l’arc en ciel licornesque dans le monde entier !!! 😍 <💕❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️

Partir en Inde seule…

Il y a deux jours, j’ai pris un billet d’avion pour Bombay, en Inde.

Cela faisait des semaines (voire des mois) que j’étais toujours connectée à skyscanner, liligo, kayak, partirou… (je te conseille tous ces sites si tu cherches des billets d’avion).

Mon projet de départ, c’était de partir avec mon homme au Laos ou à Bali cet été.

J’ai cherché looooongtemps. Et en fait, je m’y suis prise sûrement trop tard, les billets étaient trop chers pour moi. Pour avoir un prix correct il fallait passer 57h dans les aéroports et faire 4 escales…euh…en fait non.

Il y avait un deuxième blocage, c’est que mon homme n’avait pas mais alors pas du tout envie de voyager. J’ai mis beaucoup de temps à l’accepter, même si j’étais bien consciente de ses résistances.

C’était une des choses qui nous avaient réunies, le goût du voyage, et c’était difficile pour moi de concevoir partir sans lui. Alors j’ai tout essayé pour tenter de le convaincre: de lui montrer des photos, de lui parler de tout ce qu’on pourrait faire, mais aussi de le râler, de le culpabiliser (oui, je sais, c’est mal)…et puis en fait ça donnait rien de bon, au mieux un accord mou qui sentait le sacrifice à des kilomètres…et donc des problèmes.

Alors, plutôt que d’attendre “le bon moment” pour lui, le “bon moment pour les billets d’avion”…j’ai décidé qu’il n’y avait pas de meilleur moment que maintenant.

Le reste n’existe pas, ce ne sont que mes projections, attentes…qui risquent forcément d’être déçues, de me rendre frustrée et aigrie.

Je risquais aussi de le lui faire payer, toutes mes frustrations et déceptions alors qu’en fait, si je veux voyager il me suffit…de voyager!

Je suis libre de ma vie, de mes choix et je ne peux pas attendre de quelqu’un d’autre qu’il les réalise avec et pour moi.

Alors, j’ai pris une grande respiration et je les ai acheté pour de vrai ces billets. Je me sentais heureuse, triste et un peu inquiète en même temps.

Pour tout te dire, le lendemain matin je me suis réveillée avec la sensation d’avoir fait un mauvais rêve, ou si ce n’était pas un mauvais rêve, une grosse erreur.
Choisir l’Inde pour partir seule, c’est pas le choix de la facilité.

Je sais que c’est très déstabilisant, rien que par le nombre d’habitants, par les différences culturelles, la difficulté à communiquer…

Mais c’est mon choix, et je sais qu’il est le bon pour moi, maintenant.

Maintenant, j’ai juste hâte d’y être et me dis que ça ne sera pas assez long mais c’est déjà un bon début.

Et toi, est-ce qu’il y a des choses que tu rêves de faire mais que ta peur vient censurer?

Photo by Parvesh Jain on Unsplash

C’est lundi, que lisez-vous?

Ce rendez-vous fut initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. Il a depuis été repris par Le blog de Galleane.

Quand je suis allée à la bibliothéque, je savais que j’avais peu de temps…Je me suis donc précipitée sur une valeur sûre pour moi: Christian Bobin.

Le livre “L’épuisement”, je l’ai plus lu comme un journal intime que comme un livre. Et bien sûr, c’est ce qui m’a plu.

Il commence par cette phrase qui, à elle seule, est un voyage: “je ne songe jamais à ce qui se passera demain”.

Puis, il partage avec nous le fait que “quelque chose a eu lieu”. Il en parle du début à la fin du livre, sans vraiment nous dire quoi.

Nous avons des indices, comme dans une enquête policière et, à la fin une dédicace à une femme.

“Il y a beaucoup moins d’événements dans une vie qu’on ne le dit. Un événement c’est quand la vie rentre dans notre vie comme un fleuve soudainement en crue, pénétrant dans un village pour y soulever les plus imposantes bâtisses comme brins de paille.
Un événement dans la vie c’est une maison avec trois portes séparées -mourir, aimer, naître. On ne peut y entrer qu’en franchissant les trois portes simultanément, dans le même temps. C’est impossible et cela arrive”.

Ce livre, vous l’aurez compris, est un livre d’amour. Un amour qui se sent, qui se sait sans se dire.

Un amour comme ceux que nous avons vécu à nos trois ans, ces trois ans étant, selon Bobin, toujours en nous, à chaque instant.

“Nous ne ferons jamais assez confiance à cette enfance en nous. Là où les mots font défaut, elle parle. Là où nous ne savons plus, elle tranche”.

Il se questionne aussi sur le “travail” qu’il oppose à son art d’écrire: “Je crois que c’est ça, un artiste. Je crois que c’est quelqu’un qui a son corps ici et son âme là+bas, et qui cherche à remplir l’espace entre les deux en y jetant de la peinture, de l’encre ou même du silence. Dans ce sens, artistes nous le sommes tous, exerçant le même art de vivre avec plus ou moins de talent, je précise: avec plus ou moins d’amour”.
Il compléte cette réflexion avec une citation du poète Nazim Hikmet: “Sans rien attendre du dehors et d’au-delà, tu n’auras rien d’autre à faire que vivre”.

Il nous amène ensuite sur une réflexion sur les conversation ordinaires, et ce qu’en dit Maeterlinck: “pendant que se diffuse la grisaille des paroles convenues, un autre entretien a lieu en silence entre les visages. Un entretien d’âme à âme et parce que ce second échange, d’une profondeur infinie, a besoin d’un peu de temps pour aller à son terme, les gens poursuivent la conversation ennuyeyse, ils la poursuivent inconsciemment. Maintenant ils se séparent, il ne se sont rien dit d’important et pourtant ils se quittent réconfortés. Dans cette méditation de Maeterlick je vois le lien de l’écriture à la vie: tout écrivain cultive cet art de la conversation parallèle. Il y a toujours deux livres dans un vrai livre. Le premier seulement est écrit. C’est le second qui est lu, c’est dans le livre du dessous que le lecteur reconnnaît ce qui, de l’auteur et de lui, témoigne de l’appartenance à une même communauté silencieuse”.

J’ai aimé ce livre pour ce qu’il transmet, insidueusement, silencieusement et donc d’autant plus profondément.

La musique que je proposerai à l’écoute en lisant ce livre:

Glenn Gould et Menuhin

Atelier philo et méditation sur le sens de la vie #3/3

Aujourd’hui, le thème c’était donc le sens de la vie.

Les enfants me montrent en début de séance qu’ils se souviennent bien des différents temps et différents rôles.

J’ai commencé par lire ce livre:

 

Pour info, l’auteur, Oscar Brenifier est une référence dans le domaine des pratiques philosophiques.
Le livre fait différentes propositions sur ce que peut être le sens de la vie.

Dans notre groupe, ça a commencé fort avec Julien qui est intervenu en disant que la vie n’avait pas de sens puisque de toute façon on allait tous mourir.

Cela a été intéressant car ça a fait réagir le groupe. D’autres enfants tenaient absolument aller contre cette idée. Par exemple, Dylan a alors dit que pour lui le sens de la vie c’était réaliser ses rêves, comme avoir huit coupes d’or en football, Marion qu’elle voulait se marier avec un footballeur tout en mangeant tranquillement un kebab XXXL, Charlotte que pour elle sa vie aurait un sens si elle écrivait des romans, Jérôme que c’était en profitant de chaque instant, Salima qu’elle voulait voyager…

C’est alors posé la question: pour faire tout ça, il faut de l’argent…alors ça veut dire qu’on ne peut pas trouver un sens à sa vie si on n’a pas d’argent?

Nous nous sommes dit que nous gardions cette question pour un prochain débat car l’heure était déjà passée!

Extraits des conclusions que les enfants ont faites sur les ateliers: “ça permet d’échanger nos idées”, “c’est trop triste des fois, ça me donne envie de pleurer”, “on apprend à s’écouter”,…

 

Pour moi, la mission est terminée. Je me dis que même si je n’ai pas réussi à faire de la “philo” à proprement parler, j’ai préparé le terrain pour que cela puisse se mettre en place pour la suite. Ils se sont de plus en plus écoutés, ont pu rebondir sur les idées des autres et ont commencé à se parler entre eux et à ne pas toujours m’adresser exclusivement leurs idées.

J’ai revu en fin de séance le groupe de filles qui m’avait demandé de l’aide la dernière fois. Certaines m’ont dit qu’elles avaient pu parler avec leur parent suite à notre échange et que cela avait permis un apaisement. Pour d’autres, le dialogue était impossible. Avec leur accord, j’en ai parlé à l’institutrice.

J’en garde un très bon souvenir, avec plein de surprises auxquelles je ne m’attendais pas du tout!

 

Articles voyageurs

Avec les beaux jours, mes articles se sont fait la malle et ont voyagé au gré du vent.

C’est pour moi une belle expérience que je voulais partager avec vous. N’hésitez pas à la faire aussi!

  • Mes publications ont commencé par prendre leur envol ici avec le magazine femininbio sur le thème du deuil, avec l’interview d’Armelle Six et Nans Thomassey. Rien que pour avoir pu les interviewer et passer du temps avec eux, ça valait la peine de créer un blog. Ce sont des personnes pleines d’humour, de sagesse, de sensibilité…à l’image du documentaire “Et je choisis de vivre” dont il était question dans l’interview.     Ce documentaire est à l’initiative d’Amande qui a eu besoin de s’inscrire dans une quête initiatique à la suite de la perte de son enfant. Si vous voulez en savoir plus sur ce projet et/ou le soutenir, c’est par .
  • Elles se sont depuis hier posées sur le site d’Olivier Roland pour partager mon point de vue sur le livre polémique d’Idriss Aberkane, Libérez votre cerveau. Ce livre traite de tous les moyens de bien-traiter et de de maltraiter son cerveau, en faisant une critique sévère du système scolaire français. Ses remises en question font réfléchir et espérer des améliorations possibles.

J’aimerais beaucoup avoir vos avis sur ces sujets différents mais tout aussi passionnants. Allez les lire, les commenter, les partager!

Crédit photo:  Mantas Hesthaven

Atelier Philo et Méditation #2

Avant de commencer l’atelier, nous sommes revenus sur notre dernière expérience. Intéressante mais…bruyante! J’ai proposé aux enfants de m’aider à trouver des idées pour que cela se passe différemment aujourd’hui.

Certains ont parlé du bâton de parole, d’autres du respect, de l’écoute. J’ai proposé que deux enfants soient “responsables” de l’écoute de la personne qui parle. Ils m’ont bien aidé durant l’atelier!

Pour ce nouvel atelier, le thème était:

Le sentiment d’échec

Parce qu’à l’école, c’est un sentiment que tout le monde a ressenti au moins une fois, non?

Moi, oui. Beaucoup, beaucoup, beaucoup plus qu’une fois en fait. Et même après l’école. Et même maintenant, adulte, ça me parle beaucoup ce sentiment! (Je l’ai même ressenti lors du premier atelier! 😉 )

Pour préparer cet atelier, j’ai utilisé surtout le livre suivant:

Le succès et l’échec:

A l’intérieur, se trouve plein de petites histoires autour de l’échec et de la réussite.

J’ai choisi l’histoire de Dounia, Yohann et Guy dans “Cet après-midi, c’est la fête!”. C’est donc l’histoire de l’organisation d’une fête qui n’a pas le succès escompté. L’auteur utilise les personnages pour illustrer différentes réactions.

Dounia reste bloquée sur l’échec et rejette tout en bloc, ne voulant plus jamais faire de fête.

Yohann cherche comment cela pourrait s’améliorer la prochaine fois et Guy fait l’autruche en essayant d’oublier ce qui s’est passé.

Les enfants (CM2), étaient intéressés par l’histoire -que je les ai laissé lire par eux-même- et ont pu spontanément s’identifier à un ou des personnages.

Je les ai trouvé même très courageux. Certains ont pu dire qu’ils pouvaient “trop rager” face à l’échec, comme Dounia. D’autres qu’ils préféraient oublier que chercher des solutions…

Ils ont rapidement parlé de leur “stress d’aller au collège”. De perdre leurs amis, leur prof, leurs repères…et de rater. C’est à peu près à ce moment là que la psychologue que je suis a été détectée. Sans que je comprenne d’où ça venait, une enfant a dit” vous êtes pas psychologue madame? Parce que j’ai besoin de parler à quelqu’un”.
J’ai répondu que oui, j’étais psychologue mais pas avec eux, que là j’étais animatrice d’ateliers. Je lui ai toutefois proposé de prendre un temps avec elle en fin de séance.

Avant de terminer l’atelier, je leur ai proposé cette citation de Socrate:

“La chute n’est pas un échec, l’échec est de rester là où on est tombé”.

Durant le temps de méditation/exercice de l’attention, il y a eu beaucoup d’agitation. Plusieurs filles riaient, gigotaient…et ont pu finalement pu dire: “j’ai trop de stress”, “le silence ça me fait peur”, “j’ai des pensées qui viennent qui me font peur”…Même si ce n’était pas un moment simple, une enfant a pu dire à la fin: “avant j’avais tout ça de stress (montre avec ses deux mains la taille de son stress), et maintenant j’ai ça”.

La différence dans ce qu’elle montrait était minimale, mais pour moi c’était énorme, surtout venant d’elle!

A la fin, elle est restée comme prévu…avec trois autres filles de sa classe. Toutes trois disaient qu’elles avaient besoin de parler et de voir une psychologue.
Quand je leur ai demandé comment elles avaient su que j’étais psychologue, elles m’ont répondu: “on ne savait pas mais comme les psychologues sont zen et que vous êtes zen…on y a pensé”.

Damned! Un compliment que la stressée que je suis ne pensait pas recevoir! On peut donc être zen et stressée ;).

Je ne sais pas où elles avaient entendu ces expressions, mais elles m’ont dit qu’elles avaient besoin “d’une oreille attentive”, qu’elles vivaient des “choses difficiles”, qu’elles n’avaient personne pour en parler…tout ça avec une grande maturité qui contrastait avec leur comportement durant l’atelier. L’émotion était très présente, plusieurs d’entre elles pleuraient…
Je leur ai proposé d’en parler ensemble avec leur maîtresse, qu’elle pourrait en parler avec la psychologue scolaire et leurs parents pour les accompagner voir une psychologue.

Ce que j’ai trouvé le plus fort, c’est que leur maîtresse m’a ensuite raconté qu’elles avaient ensuite beaucoup parlé toutes les quatre, que cela leur avait fait du bien…et quand une autre fille a pu parler de son mal-être, elles ont répondu: “viens, on est des petites psychologues nous, on va t’aider!”.

Elles ont créé leur groupe d’entraide…à 10 ans! J’ai trouvé ça juste…énorme!

Pour préparer l’atelier, j’avais utilisé aussi les livres suivants:

Pour les citations:

et pour les questions du débat:

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