L’interview inspirante: May, vie de Miettes {carnet d’instantanés et de sourires}

Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de blogs.

Mais il n’y en a pas deux comme celui de May.

Son blog est chaud, doux et réconfortant comme un chocolat chaud italien (c’est le plus onctueux et donc mon préféré).

Sur son site, May a créé tout un univers et même une entreprise idéale avec beaucoup de soin et de délicatesse. Ses mots nous font voyager sur des continents de douceur, d’optimisme et d’Amour.

Un grand Merci à toi May  pour avoir répondu à mes questions et pour toute la chaleur que tes réponses transmettent.

 

“Depuis quand as-tu ouvert ton blog et qu’est-ce qui t’as motivée ? 

J’ai ouvert mon premier blog en seconde. Comme beaucoup, j’avais l’envie d’écrire et de partager quelques images. Ce n’était pas réfléchi. J’avais quinze ou seize ans. Depuis, je n’ai jamais arrêtée. Cela fait plus de douze ans ! J’ai grandi et je me suis construite avec mon blog. C’est un outil formidable !

Aujourd’hui est-ce que tes attentes vis-à-vis de ton blog ont changées ? 

Je crois que j’ai conservé les mêmes attentes : ce qui me rend le plus heureuse au monde, et depuis que je suis toute petite, c’est de créer et de rendre les personnes heureuses à travers mes créations (cela peut être à travers un repas préparé avec amour, quelques mots ou un portrait volé et offert !). J’aime les attentions créatives. 

Je crois que c’est le fil conducteur de mon blog. J’écris, photographie, je crée, je partage. 

Tu as un style d’écriture très particulier, d’où provient-il ? 

Je ne sais pas vraiment. Je crois que j’écris comme je pense dans ma petite tête. C’est ma mélodie interne. 

As-tu des routines, des astuces dans ta vie quotidienne pour te permettre d’entretenir ton blog ? 

Oui, oui, cela peut paraître bizarre mais c’est justement de ne pas en avoir et de ne pas me forcer. J’ai qu’une seule règle depuis l’ouverture de mon blog : ne pas me mettre de contraintes et d’écrire quand j’en ai envie. Je crois que le jour où je m’imposerai des règles, le plaisir prendra vite la poudre d’escampette !

Quels conseils donnerais-tu aux personnes démarrant un blog ? 

D’écrire pour le plaisir, de ne rien s’imposer, de ne surtout pas se mettre la pression (un blog est comme nous, il est attachant par ces petites imperfections !).

Quels sont tes projets en cours ou à venir ? 

Profiter du printemps, de sa lumière et sa poésie particulière. Qui dit mieux ? 

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Suite du programme MBSR #7/8

A cette séance, dans le groupe, nous nous connaissons de mieux en mieux. Pour celles qui arrivent plus tôt, nous échangeons sur nos impressions après “la journée du silence”. Cela a été un moment important pour nous toutes.
Puis nous nous installons, et spontanément, nous avons un échange autour du sentiment d’attachement et de dépendance que l’on peut ressentir vis-à-vis de son téléphone, de son GPS,…

Viens ensuite une méditation longue, de 45 minutes, avec de nombreux silences. Au moment de débriefer, chacune relate une expérience bien différente.

Pour certaines, au vu de ses douleurs, cela a été “inhumain” et très long, trop long.
Pour d’autres, pour différentes raisons, cela n’aura pas créé les mêmes inconforts.

Nous nous rendons toutes compte cependant de notre tendance à vouloir “tenir” à tout prix, à ne pas bouger durant la méditation.

Pourtant l’instructrice nous a toujours rappelé l’importance de la bienveillance, d’écouter son corps, ses limites et de ne pas aller trop au-delà.  Elle nous l’a transmis dans son discours mais aussi dans son attitude à notre égard et à l’égard de notre pratique.

Elle nous rappelle que s’il est possible d’explorer un temps ses douleurs avec ouverture et curiosité, nous ne sommes pas venues méditer pour nous infliger une expérience insupportable.

Bien sûr, cela renvoie chacune d’entre nous à certaines contraintes que l’on a pu recevoir dans l’enfance “tiens-toi droite, arrête de bouger!”…qui continuent de nous poursuivre des années après.

Nous revenons ensuite sur la journée en silence vécue ensemble il y a quelques jours. L’une d’entre nous nous confie les pensées et sensations très désagréables que cette journée est venue faire remonter. Malgré la difficulté, elle sent que cela lui a permis d’avancer et elle a depuis beaucoup médité, notamment avec la méditation de la bienveillance.

Nous nous arrêtons sur ce partage fort, en remerciant la personne d’avoir pu nous faire confiance.

Et si je m’écoutais quand…

je suis fatigué(e), saturé(e)…et que je prenais un temps pour respirer ou me reposer?

je ressens le besoin d’être soutenu(e)…et que je demandais à un proche d’être là pour m’écouter, me prendre dans ses bras…ou simplement être là?

je suis triste…et me laissais aller à pleurer?

je vais au travail la boule au ventre…et que je me demandais pourquoi je m’inflige ça?

je suis malade…et que je me donnais le droit de faire une -VRAIE- pause?

j’ai assez mangé…et que je m’arrêtais, tout simplement?

je me sens nul(le), impuissant(e)…et que je prenais soin de moi et de ce que je ressens?

je me sens malmené(e) par les autres…et que j’en parlais et/ou que je mettais des actions en place pour plus que ça ne se reproduise?

j’ai besoin de quelque chose…en essayant de comprendre ce besoin et de trouver un moyen d’y répondre?

et aussi quand…

j’ai envie de danser, de chanter, de dessiner…sans penser au résultat?

je me sens bien…et que je délectais de mes sens chaque seconde de ce moment de bonheur, en m’en imprégnant et même, peut-être, en le partageant avec d’autres?

je ressens un élan vers un projet, un rêve…et que je faisais confiance à ce ressenti, en cherchant sa signification et en tentant de trouver le chemin pour le réaliser?

j’aime quelqu’un, qu’il soit proche ou inconnu,…et que j’osais lui (re)dire?

la compagnie de quelqu’un me fait du mal…et que je me permettais de m’en éloigner?

j’ai une intuition…et que je la prenais en compte?

je sens que quelque chose me fait vibrer…et que je mettais tout en place pour que ça vibre encore plus?

 

Et toi, tu t’écoutes comment? Un peu? Beaucoup? A la folie? Pas du tout?

 

 

 

 

 

Journée de Pleine Conscience

Cette journée de pleine conscience, en silence, a été longue et intense. J’espère m’en rappeler dans le bon ordre!

Nous avons commencé par des étirements, proche des postures de yoga allongées. Je sens que petit à petit mon corps se réveille, s’éveille. C’est agréable de commencer la journée en prenant de soin de s’étirer doucement dans tous les sens.

Nous continuons la matinée avec une méditation assise et une marche en pleine conscience.

Nous sommes quatorze personnes et, vu la taille de la pièce, il vaut mieux être en pleine conscience au risque d’écraser un pied au passage :).

Nous nous rasseyons pour une méditation plus courte, avant le repas.

L’instructrice qui elle, nous parle, nous conseille de rester dans le silence et d’éviter les conversations téléphoniques, afin de se laisser immerger de plus en plus profondément dans cet état de conscience, protégées que nous sommes de l’agitation quotidienne.

Pour le repas, nous avions chacune amené un plat et je crois avoir compris, même sans les mots, que tout le monde s’est ré-ga-lé. Il y avait là un vrai festin.
J’ai mangé au soleil et ai apprécié chaque bouchée, bien plus que je ne le fais quand je parle ou tapote sur mon téléphone en même temps. Je m’allonge ensuite sur un matelas d’épine de pins. Je prends conscience de cette odeur de pin qui m’entoure et apprécie ce temps de détente. (Eh oui, car la méditation ce n’est pas toujours la détente, contrairement à certaines idées reçues).

La clochette de la reprise retentit, et nous poursuivons par une nouvelle marche en pleine conscience. Cette fois nous pourrons la faire à l’intérieur ou à l’extérieur. Le temps étant magnifique, je profite des plus grands espaces proposés par la cour qui entoure la salle. Ce nouvel espace de jeu me permet de faire d’autres expériences: marcher en arrière, sur le côté, de différentes façons. Et aussi comparer les sensations différents quand je marche sur les épines de pins ou quand je marche sur les petites pierres: les bruits, le contact (amorti ou dur), les odeurs…
Pas de doute, je préfére les sensations que procurent les épines de pins mais j’explore quand même tout le terrain, comme une enfant.

Nous revenons à l’intérieur pour une séance de balayage corporel (j’en parlais ). Nous nous sommes rendues compte que l’expression “scan corporel” ou “bodyscan” pouvait renvoyer à des images désagréables.

Nous enchaînons ensuite des mouvements de yoga debout que nous avons déjà vu lors d’une séance précédente: la montagne, le guerrier (voir ici et ).

Mon esprit commence sérieusement à vagabonder et à trouver le temps long à l’intérieur…alors qu’il fait si beau dehors. Je prends une grande respiration et essaye de dire à mon hôte “impatience” (cf le poème de Rumi ici) que c’est bientôt fini.

En effet, après une dernière méditation assise, la journée est finie!

Nous reprenons la parole, et le silence disparaît sous le bruit de nos mouvements pour réaménager la salle…

Elle reprend sa forme initiale, comme s’il ne s’était rien passé dans cette salle…

et pourtant!

Crédits photos: Eva HolmMatthew RaganJulia Caesar

 

Suite du programme de méditation MBSR (2/8)

Aujourd’hui je vais partager avec vous mon vécu lors de la deuxième séance du programme.

Pour cette deuxième séance, j’arrive un peu en retard et assez tendue suite à un problème au travail. A l’intérieur, c’était un peu comme ça:

source: thecenturytimes.com

Nous commençons par une méditation allongée avec le balayage corporel (bodyscan) que nous avons toutes pratiquées durant la semaine. Je sens que je me pose un peu même si j’ai beaucoup de mal à me concentrer sur les indications données par notre instructrice.

Nous échangeons après cette première méditation sur nos pratiques de la semaine. Nous devions tous les jours faire une méditation “balayage corporel” (pratique formelle) et être pleinement présent durant une activité quotidienne de notre choix (le choix le plus classique se porte sur le brossage de dents).

Il est intéressant de voir comment chacune de nous caractérise son expérience plus en terme de plaisir/déplaisir que de présence. Comme si nous avions oublié que le but recherché n’est pas d’avoir un moment agréable mais bien d’y être présent, indépendamment de ce qu’il nous fait vivre. Il s’agit en effet de s’intéresser, avec curiosité, aux évènements tels qu’ils sont, et non pas tels que nous aimerions qu’ils soient.

A la fin de nos échanges, nous faisons une petite pratique de yoga:

La Montagne Tadāsana (tad, tada veut dire montagne mais aussi “cette chose-là, ceci”).

Crédit photo: ithaquecoaching.com

Cette posture est l’origine de toutes les postures debout du yoga.

Debout, il y a un travail plus particulier fait sur l’équilibre et la stabilité.

Les étirements que nous faisons lors de cette posture me procurent une détente et un certain apaisement.

Je suis attentive à ma posture, à l’étirement de ma colonne vertébrale et me rends compte que dans mon quotidien ma posture est bien souvent  déséquilibrée.

Je me dis que ce serait une bonne idée de faire cet exercice plus souvent.

Si vous voulez avoir plus d’explications c’est par ici:

https://yoga.ooreka.fr/fiche/voir/307820/tadsana-la-montagne

et pour pratiquer:

Pour finir, nous enchaînons directement avec un nouveau temps de méditation assise centrée sur la respiration.

Même si notre esprit a tendance à s’échapper, dès que nous en prenons conscience le but est de revenir à sa respiration, sans se décourager ni s’énerver contre notre esprit vagabond.

S’échapper, c’est ce que l’esprit fait naturellement, il n’y a donc rien d’anormal que nous le constations de nombreuses fois durant cette pratique.

Avant de nous séparer, nous revenons sur les exercices à faire chez nous durant cette semaine: continuer le bodyscan et la pratique informelle. A cela  s’ajoutera la méditation assise centrée sur la respiration et la prise de conscience d’un évènement agréable quotidien.

Nous nous quittons dans le calme et nous souhaitons à chacune une bonne semaine de pratique.

Je me sens encore très tendue par cette journée difficile mais je sais que méditer, même si ce n’est pas magique, m’aidera à me rappeler que tout est temporaire, y compris ces tensions que je ressens.

L’exercice de la montagne pourra aussi m’y aider.

 

Guide sur la méditation Mindfulness (1/8)

Aujourd’hui, j’ai (re)commencé un cycle MBSR. Oui, la méditation, quand on commence, difficile de s’arrêter!

MBS…quoi? MBSR. Meditation Based Stress Reduction en anglais.  Bref, une méditation pour réduire le stress.

Lors de cette première séance, on commence par se présenter et par expliquer ce qui nous a motivé à nous inscrire ici.
Chacun vient pour des raison différentes. Certaines personnes viennent pour des migraines terribles, d’autres des douleurs liées à une maladie longue durée, ou par simple curiosité…
Ensuite, on fait une première méditation où l’on repense à ce qui nous a motivé à venir ici, et on accueille les pensées, les bruits de l’environnement,…on prend conscience de l’ici et maintenant.

 

 

Après vient le moment de la “découverte d’un objet”. On ferme les yeux et on sent quelque chose être déposé au creux de notre main. A nous de faire connaissance avec cet objet, sans chercher à le catégoriser, à mettre un nom dessus. Juste ressentir ce que son contact produit sur notre peau: froid, rugosité, poids.
On va ensuite l’explorer avec tous nos sens: l’odorat, l’ouïe en le manipulant près de son oreille. Vient le moment de la dégustation. Le déposer doucement sur nos lèvres, sentir le contact. Avoir envie de l’avaler? Dégoût? Une fois dans notre bouche, quelles saveurs? Le contact avec le palais, les dents, la langue…et déguster tout doucement.
C’est rare de prendre le temps de faire connaissance avec un objet avec une telle ouverture de tous nos sens, une véritable curiosité.

Vient le moment du “scanner corporel” ou “balayage corporel”. Pour cela, essayer de ressentir chaque partie de son corps, l’une après l’autre. Balayer avec sa conscience toutes les parties, du petit orteil jusqu’au sommet de la tête. Envie de s’endormir? Douleurs? Irritation? Ennui? Chacun va là aussi ressentir des choses bien différentes.

Les deux heures de notre première rencontre sont à présent finies. Je me sens fatiguée. Je suis heureuse de constater que je repars chez moi en ayant laissé de côté les problèmes du boulot. Je sais que ça ne sera pas toujours le cas.

Crédits photos: the-elbowroom.com/ Intel Free Press, Flickr,/Heidi Forbes Öste, Flickr/ Geralt, pixabay.