Les arbres sont solidaires! Et autres nouvelles extraordinaires.

 

 

Récemment, j’ai appris 3 choses fascinantes sur les arbres:

 

 

  1. Les arbres communiquent entre eux

Monica Gagliano, chercheuse à l’Université de Western Australia, et d’autres, ont prouvé via des recherches que les arbres émettent et reçoivent des messages.

Ils peuvent être:

*sonores (recherches bio-acoustiques de M. Gagliano)

*chimiques: ils peuvent aussi envoyer des signaux via des composés organiques volatils (éléments chimiques).

*via le sol, grâce à des champignons appelés « mycorrhizal mycelium », surnommés « Wood Wide Web » qui vivent autour des racines.

   2. Ils partagent leurs ressources

Si une plante perçoit un danger, elle prévient les autres et peut leur transmettre les nutriments et l’eau nécessaires via les champignons cités plus haut.

Je cite les exemples de F. Hallé, scientifique de renommée internationale, dans Télérama:

“Prenons le haricot : quand il est attaqué par des pucerons, il émet des molécules volatiles destinées à un autre être vivant, un prédateur de pucerons. Voilà un insecticide parfait ! Pour se protéger des gazelles, un acacia, lui, change la composition chimique de ses feuilles en quelques secondes et les rend incroyablement astringentes. Plus fort encore, il émet des molécules d’éthylène pour prévenir ses voisins des attaques de gazelles. Enfin, des chercheurs de l’Institut national de recherche d’Amazonie (INPA) viennent de montrer que les molécules volatiles, émises par les arbres tropicaux, servent en fait de germes pour la condensation de la vapeur d’eau sous forme de gouttes de pluie. Autrement dit, les arbres sont capables de déclencher une pluie au-dessus d’eux parce qu’ils en ont besoin !”

      3. Ils pourraient être éternels

Le fait que les plantes soient immobiles les a amenées à avoir de plus grandes capacités d’adaptation que nous.

Par exemple, le génome du riz a 50 000 gènes dans son ADN, c’est-à-dire deux fois plus que nous!

F. Hallé indique que  “leur fin est toujours due à des éléments externes : une inondation, un coup de froid, un bûcheron, un incendie… Mais si tout va bien, il n’y a aucune raison pour qu’elles disparaissent”.

Contrairement à nous, les plantes ont une « croissance rythmique ». Elles activent ou non leurs gènes selon les saisons et ainsi ne subissent pas les effets du vieillissement.

Ils ont une deuxième stratégie pour être éternels: leurs branches basses traînent par terre et s’enracinent pour donner de nouveaux arbres “clonés”.

C’est ainsi que le plus vieil arbre, le houx royal de Tasmanie, a juste 43 000 ans!!

Je trouve ces informations passionnantes et je ne regarderai plus jamais un arbre de la même façon.
Je publierai sûrement bientôt d’autres articles sur ce sujet.

 

Sources:

Interdependence

Telerama

la relève et la peste

 

Biblio de F. Hallé:

Aux origines des plantes, éd Fayard.

Des plantes anciennes à la botanique du XXIe siècle

Des plantes et des hommes