Et si je m’écoutais quand…

je suis fatigué(e), saturé(e)…et que je prenais un temps pour respirer ou me reposer?

je ressens le besoin d’être soutenu(e)…et que je demandais à un proche d’être là pour m’écouter, me prendre dans ses bras…ou simplement être là?

je suis triste…et me laissais aller à pleurer?

je vais au travail la boule au ventre…et que je me demandais pourquoi je m’inflige ça?

je suis malade…et que je me donnais le droit de faire une -VRAIE- pause?

j’ai assez mangé…et que je m’arrêtais, tout simplement?

je me sens nul(le), impuissant(e)…et que je prenais soin de moi et de ce que je ressens?

je me sens malmené(e) par les autres…et que j’en parlais et/ou que je mettais des actions en place pour plus que ça ne se reproduise?

j’ai besoin de quelque chose…en essayant de comprendre ce besoin et de trouver un moyen d’y répondre?

et aussi quand…

j’ai envie de danser, de chanter, de dessiner…sans penser au résultat?

je me sens bien…et que je délectais de mes sens chaque seconde de ce moment de bonheur, en m’en imprégnant et même, peut-être, en le partageant avec d’autres?

je ressens un élan vers un projet, un rêve…et que je faisais confiance à ce ressenti, en cherchant sa signification et en tentant de trouver le chemin pour le réaliser?

j’aime quelqu’un, qu’il soit proche ou inconnu,…et que j’osais lui (re)dire?

la compagnie de quelqu’un me fait du mal…et que je me permettais de m’en éloigner?

j’ai une intuition…et que je la prenais en compte?

je sens que quelque chose me fait vibrer…et que je mettais tout en place pour que ça vibre encore plus?

 

Et toi, tu t’écoutes comment? Un peu? Beaucoup? A la folie? Pas du tout?

 

 

 

 

 

Journée de Pleine Conscience

Cette journée de pleine conscience, en silence, a été longue et intense. J’espère m’en rappeler dans le bon ordre!

Nous avons commencé par des étirements, proche des postures de yoga allongées. Je sens que petit à petit mon corps se réveille, s’éveille. C’est agréable de commencer la journée en prenant de soin de s’étirer doucement dans tous les sens.

Nous continuons la matinée avec une méditation assise et une marche en pleine conscience.

Nous sommes quatorze personnes et, vu la taille de la pièce, il vaut mieux être en pleine conscience au risque d’écraser un pied au passage :).

Nous nous rasseyons pour une méditation plus courte, avant le repas.

L’instructrice qui elle, nous parle, nous conseille de rester dans le silence et d’éviter les conversations téléphoniques, afin de se laisser immerger de plus en plus profondément dans cet état de conscience, protégées que nous sommes de l’agitation quotidienne.

Pour le repas, nous avions chacune amené un plat et je crois avoir compris, même sans les mots, que tout le monde s’est ré-ga-lé. Il y avait là un vrai festin.
J’ai mangé au soleil et ai apprécié chaque bouchée, bien plus que je ne le fais quand je parle ou tapote sur mon téléphone en même temps. Je m’allonge ensuite sur un matelas d’épine de pins. Je prends conscience de cette odeur de pin qui m’entoure et apprécie ce temps de détente. (Eh oui, car la méditation ce n’est pas toujours la détente, contrairement à certaines idées reçues).

La clochette de la reprise retentit, et nous poursuivons par une nouvelle marche en pleine conscience. Cette fois nous pourrons la faire à l’intérieur ou à l’extérieur. Le temps étant magnifique, je profite des plus grands espaces proposés par la cour qui entoure la salle. Ce nouvel espace de jeu me permet de faire d’autres expériences: marcher en arrière, sur le côté, de différentes façons. Et aussi comparer les sensations différents quand je marche sur les épines de pins ou quand je marche sur les petites pierres: les bruits, le contact (amorti ou dur), les odeurs…
Pas de doute, je préfére les sensations que procurent les épines de pins mais j’explore quand même tout le terrain, comme une enfant.

Nous revenons à l’intérieur pour une séance de balayage corporel (j’en parlais ). Nous nous sommes rendues compte que l’expression “scan corporel” ou “bodyscan” pouvait renvoyer à des images désagréables.

Nous enchaînons ensuite des mouvements de yoga debout que nous avons déjà vu lors d’une séance précédente: la montagne, le guerrier (voir ici et ).

Mon esprit commence sérieusement à vagabonder et à trouver le temps long à l’intérieur…alors qu’il fait si beau dehors. Je prends une grande respiration et essaye de dire à mon hôte “impatience” (cf le poème de Rumi ici) que c’est bientôt fini.

En effet, après une dernière méditation assise, la journée est finie!

Nous reprenons la parole, et le silence disparaît sous le bruit de nos mouvements pour réaménager la salle…

Elle reprend sa forme initiale, comme s’il ne s’était rien passé dans cette salle…

et pourtant!

Crédits photos: Eva HolmMatthew RaganJulia Caesar

 

Suite du programme MBSR #6/8

Après la traditionnelle première méditation “d’accueil”, nous passons à la méditation longue (vous pouvez la retrouver dans cet article: guidance méditation longue).

Il y a de moins en moins de guidance, la méditation est donc plus silencieuse.

Pour cette semaine, l’exercice principal était de revenir sur les conversations désagréables que nous avons eues.

Pour cela, nous devions décrire:

-la communication et le sujet de discorde,

-observer quand la difficulté est apparue,

-repérer ce que nous attendions de la situation, de la personne et ce que nous avons obtenu

-repérer ce que l’autre personne attendait  de la situation et ce qu’elle a obtenu

-décrire le ressenti pendant et après (sensations, perceptions, émotions)

Nous sommes plusieurs à avoir parlé des joies de la communication avec une administration par téléphone, quand nous sommes renvoyés d’un bureau à un autre (comme dans les 12 travaux d’Astérix ou le film l’Auberge espagnole).

L’instructrice nous a ensuite lu ce Poème de Rumi

“L’être humain est un lieu d’accueil,
Chaque matin un nouvel arrivant.

Une joie, une déprime, une bassesse,
Une prise de conscience momentanée arrivent
Tel un visiteur inattendu.

Accueille-les, divertis-les tous
Même s’il s’agit d’une foule de regrets
Qui d’un seul coup balaye ta maison
Et la vide de tous ses biens.

Chaque hôte, quel qu’il soit, traite-le avec respect,
Peut-être te prépare-t-il
A de nouveaux ravissements.

Les noires pensées, la honte, la malveillance
Rencontre-les à la porte en riant
Et invite-les à entrer.

Sois reconnaissant envers celui qui arrive
Quel qu’il soit,
Car chacun est envoyé comme un guide de l’au-delà.

Rumi

Poète et mystique soufi du 13e siècle en Perse 

Avant de nous quitter, nous n’avons pas manqué d’échanger sur la journée un peu spéciale du dimanche suivant.

Il s’agit d’une journée entière, de 10h à 16h, de pratique de la méditation dans le silence.

Je vous en parlerai bientôt!

Crédits photos: 

ScottHindrebuildcreditscores.com, cheminsimplicite.canalblog.com

Suite du programme MBSR #5/8

Arriver. Prendre contact avec son état. Ses émotions. Ses ressentis corporels. Se déposer.

L’instructrice nous propose ensuite d’écouter ce dont notre corps a besoin et de prendre quelques minutes pour y répondre. Je m’allonge et m’étends, me détends.
Nous nous préparons ainsi à la méditation assise de 45 minutes qui suit. C’est une méditation qui concerne les perceptions, sensations, émotions, pensées, respiration.

Vous pouvez avoir une guidance de 35 minutes de cette méditation ici.

Je me rends compte que je suis extrêmement fatiguée et que je ne m’en étais pas rendue compte. Je sens même pendant la méditation que mon corps tangue, et que j’ai dû mal à rester éveillée.

Ensuite, à nouveau nous avons quelques minutes pour prendre soin de nous.

Puis nous faisons un retour sur ce mi-parcours: où nous en sommes, ce que la méditation a changé ou pas dans notre vie. Pour certaines, un sentiment d’être moins éparpillée, pour une autre la sensation de capter davantage les petits moments agréables de la journée, pour une autre d’être davantage consciente de sa tendance à se crisper tout au long de sa journée…

Nous terminons sur une dernière petite méditation.

Crédits photos: Dingzeyu LiAndrew Kingston

Source méditation: pleineconscience-paca.com

Suite du programme de méditation mindfulness MBSR (4/8)

Hey, nous sommes déjà à la moitié du programme!

Comme d’habitude,  une petite méditation pour commencer cette nouvelle séance.:

http://bonheurminimaliste.com/meditation-mbsr/

Ensuite, nous retrouvons notre posture de la montagne dont j’ai parlé dans l’article sur la deuxième séance. Je découvre ensuite la posture du guerrier.

C’est intéressant de redécouvrir son équilibre, d’une jambe sur l’autre, l‘alignement de notre corps (que je trouve rarement dans la journée…).

Après nous nous être allongés quelques minutes pour intégrer les effets de ces différents mouvements, nous passons à la marche “en pleine conscience”.

Marcher, on le fait tous les jours, mais se rendre compte de nos appuis, du fait qu’on dépose d’abord le talon avant le reste du pied, comment on passe le poids de notre corps d’un pied à l’autre,…pas forcément!

Nous prenons ensuite un temps pour discuter de nos pratiques et du nouvel exercice: observer les moments désagréables.

Nous observons qu’un moment désagréable pour l’une d’entre nous (comme par exemple la pluie) peut être agréable pour une autre.

En s’écoutant, il est facile de constater qu’en général on se focalise beaucoup plus sur les moments désagréables que sur les moments agréables.

Moi-même je me rends compte que je peux ruminer un bon moment sur un événement désagréable alors que je peux vite oublier un événement agréable…

C’est peut-être lié au fait que je cherche à éviter les moments désagréables, et l’énergie que je déploie pour ça revient en fait en boomerang…

Peut-être que si j’acceptais simplement le moment désagréable quand il se produit, il resterait moins longtemps présent?

Voilà le genre de questions qui me traversent pendant nos échanges.

Nous nous quittons après une dernière méditation.

Photos: blog.1001pharmacies.com, clubequilibrenaturel.com, leblogemisanse.wordpress.com, dubaimadame.com

Suite du programme de méditation mindfulness MBSR (3/8)

Pour cette troisième séance, j’arrive en avance et je le savoure (j’avais été en retard lors des séances précédentes).


Je constate combien c’est différent, d’être en retard ou en avance. Les deux fois précédentes, j’arrivais au pas de course. Le résultat c’était que j’étais transpirante, fatiguée, stressée par les aiguilles de la montre qui avancent plus vite que moi.

Dans la salle, je m’installais le plus vite possible, un peu honteuse de déranger le groupe.

Là, je marche tranquillement, j’arrive, je m’installe, j’ai le temps. J’ai le temps. Rien que d’écrire cette phrase, ça me plaît.

En fait c’est bien ça le plus important, avoir son temps, prendre son temps plutôt qu’être prise par le temps.

Nous commençons comme d’habitude par une méditation, assise cette fois et centrée sur la respiration, en prenant en compte les sensations.

Aujourd’hui sera une séance yoga ou ne sera pas. Nous voilà allongées, à essayer d’imiter tant bien que mal le bestiaire du yoga.

Postures du cobra, du pont, du chat…torsions au sol…ça tire, ça étire, ça craque parfois…pas de doute, je manque d’entraînement!

La posture du cobra

et…

mon interprétation (libre, comme vous le voyez) de la posture

Je suis très étonnée que TOUTE la séance soit consacrée au yoga, je pensais que ça allait être qu’une petite partie.

Encore mes anticipations (et mon manque d’entraînement)!

Nous échangeons très peu aujourd’hui et revenons simplement sur nos pratiques quotidiennes durant la semaine.

Nous terminons par une méditation assise centrée sur la respiration.

Pour la semaine prochaine, il nous est demandé de continuer les mêmes pratiques mais d’allonger le temps de méditation assise de 10 à 20 min.

Nous devons aussi observer un moment désagréable par jour…même si j’en comprends l’intérêt (pouvoir observer et être présent à chaque instant, agréable ou non), cet exercice me paraît toujours un peu bizarre :).