Suite et fin du programme MBSR #8/8

Cette huitième et dernière séance a eu lieu il y a un mois.

Je n’ai pas pu en parler ici car je n’ai malheureusement pas pu y aller.

Pour l’avoir quand même vécue dans un précédent stage, je sais qu’il y a une méditation assise longue, un retour sur nos expériences et un temps d’échange autour de la suite que l’on va donner à cette expérience.

On se demande ensemble : qui veut continuer à méditer ? Qui veut arrêter ? Qui voudrait continuer mais à besoin pour cela d’être aidé ? Etc…

On partage nos trucs et astuces qui peuvent nous aider à maintenir une pratique régulière de la méditation.

Et parfois il y a même des envies de continuer à méditer ensemble qui se manifestent. Dans notre groupe, l’une d’entre nous a proposé son salon pour continuer à nous “asseoir” ensemble.

Je me sens très reconnaissante d’avoir fait la connaissance des femmes de ce groupe et d’avoir partagé cette expérience avec Elles.

Partage des forces et des faiblesses, partage de l’intime de chacune pour qu’il devienne extime commun…et repartir plus riche de ce que l’on a donné.

Crédit Photo: Suhyeon Choi

 

Suite du programme MBSR #7/8

A cette séance, dans le groupe, nous nous connaissons de mieux en mieux. Pour celles qui arrivent plus tôt, nous échangeons sur nos impressions après “la journée du silence”. Cela a été un moment important pour nous toutes.
Puis nous nous installons, et spontanément, nous avons un échange autour du sentiment d’attachement et de dépendance que l’on peut ressentir vis-à-vis de son téléphone, de son GPS,…

Viens ensuite une méditation longue, de 45 minutes, avec de nombreux silences. Au moment de débriefer, chacune relate une expérience bien différente.

Pour certaines, au vu de ses douleurs, cela a été “inhumain” et très long, trop long.
Pour d’autres, pour différentes raisons, cela n’aura pas créé les mêmes inconforts.

Nous nous rendons toutes compte cependant de notre tendance à vouloir “tenir” à tout prix, à ne pas bouger durant la méditation.

Pourtant l’instructrice nous a toujours rappelé l’importance de la bienveillance, d’écouter son corps, ses limites et de ne pas aller trop au-delà.  Elle nous l’a transmis dans son discours mais aussi dans son attitude à notre égard et à l’égard de notre pratique.

Elle nous rappelle que s’il est possible d’explorer un temps ses douleurs avec ouverture et curiosité, nous ne sommes pas venues méditer pour nous infliger une expérience insupportable.

Bien sûr, cela renvoie chacune d’entre nous à certaines contraintes que l’on a pu recevoir dans l’enfance “tiens-toi droite, arrête de bouger!”…qui continuent de nous poursuivre des années après.

Nous revenons ensuite sur la journée en silence vécue ensemble il y a quelques jours. L’une d’entre nous nous confie les pensées et sensations très désagréables que cette journée est venue faire remonter. Malgré la difficulté, elle sent que cela lui a permis d’avancer et elle a depuis beaucoup médité, notamment avec la méditation de la bienveillance.

Nous nous arrêtons sur ce partage fort, en remerciant la personne d’avoir pu nous faire confiance.

Et si je m’écoutais quand…

je suis fatigué(e), saturé(e)…et que je prenais un temps pour respirer ou me reposer?

je ressens le besoin d’être soutenu(e)…et que je demandais à un proche d’être là pour m’écouter, me prendre dans ses bras…ou simplement être là?

je suis triste…et me laissais aller à pleurer?

je vais au travail la boule au ventre…et que je me demandais pourquoi je m’inflige ça?

je suis malade…et que je me donnais le droit de faire une -VRAIE- pause?

j’ai assez mangé…et que je m’arrêtais, tout simplement?

je me sens nul(le), impuissant(e)…et que je prenais soin de moi et de ce que je ressens?

je me sens malmené(e) par les autres…et que j’en parlais et/ou que je mettais des actions en place pour plus que ça ne se reproduise?

j’ai besoin de quelque chose…en essayant de comprendre ce besoin et de trouver un moyen d’y répondre?

et aussi quand…

j’ai envie de danser, de chanter, de dessiner…sans penser au résultat?

je me sens bien…et que je délectais de mes sens chaque seconde de ce moment de bonheur, en m’en imprégnant et même, peut-être, en le partageant avec d’autres?

je ressens un élan vers un projet, un rêve…et que je faisais confiance à ce ressenti, en cherchant sa signification et en tentant de trouver le chemin pour le réaliser?

j’aime quelqu’un, qu’il soit proche ou inconnu,…et que j’osais lui (re)dire?

la compagnie de quelqu’un me fait du mal…et que je me permettais de m’en éloigner?

j’ai une intuition…et que je la prenais en compte?

je sens que quelque chose me fait vibrer…et que je mettais tout en place pour que ça vibre encore plus?

 

Et toi, tu t’écoutes comment? Un peu? Beaucoup? A la folie? Pas du tout?