Réaliser un rêve

J’avais un vieux rêve.

De ceux que je mets au fond d’un tiroir le soir quand je vide mes poches en se disant que je ferai le tri plus tard.

Et pourtant, souvent, ça revenait.

A chaque fois que je rencontrais une personne qui voyageait sur les routes avec sa voiture, plus ou moins aménagée (des fois c’était juste un matelas posé sur la banquette arrière), je me retenais pour ne pas sauter sur le siège passager.

J’étais très tentée par le fait d’avoir ma propre maison-mobile mais je craignais que ça soit plus un “idéal” qu’une véritable possibilité.

Et puis cet été, enfin, ça s’est fait.

Avec mon homme, on s’est laissé tenté par une charmante fourgonnette aménagée à louer sur l’île de Majorque. J’étais à la fois très pressée de vivre cette expérience et un peu inquiète que les quinze jours me/nous semblent trop longs.

Je craignais la cohabitation à deux dans un habitacle de 3m3 (je n’y connais rien au volume, c’est juste que je trouvais ça à peu près vraisemblable), les problèmes pour se doucher, pour faire des offrandes urinaires et digestives, pour trouver “le bon endroit sécurisé” pour se garer, pour bien dormir, pour se poser quelque part dans la journée en cas d’envie impétueuse de faire une sieste, d’avoir trop chaud, trop froid, etc, etc…

Comme à chaque fois que je sors de mes habitudes, je ne manquais pas de raisons pour me poser des milliers de questions propices à m’inquiéter…et Je me disais qu’après avoir dit à tout le monde que nous partions tels de grands aventuriers dormir sur les routes, j’aurais sûrement l’air un peu ridicule si après la première nuit, nous partions chercher refuge dans un airbnb…

Mais en réalité, nous avons tous les deux été enchantés par ce mode de vie.

Nous pouvions disposer, à notre guise:

d’une chambre avec vue sur mer,

de nuits étoilées (on dormait souvent portes ouvertes pour se laisser bercer par la lumière céleste),

de la fraîcheur des pinèdes méditerranéennes,

d’être seuls (car les premiers ou les derniers) sur les plages les plus convoitées,

de siestes à n’importe quel moment de la journée (avoir sa maison sur le dos est toujours utile quand on a un coup de fatigue),

d’une douche mobile (quel plaisir de se doucher en pleine forêt),

de la satisfaction d’avoir une consommation en eau et en électricité minimale,

de faire sa cuisine au pied d’une montagne,

 

de la spontanéité (comme nous avions toujours toutes nos affaires avec nous, nous avons par exemple pris la bateau pour Minorque parce que nous étions au port et que le bateau était prêt à partir)

etc, etc…

Bien sûr, il y a aussi des “inconvénients“.

Pour moi, le plus grand a été d’avoir les cheveux de Mowgli pendant deux semaines (vive les chapeaux et les bandeaux!)…mais ça a été pour moi l’occasion d’expérimenter le no-poo à l’eau et au sel de mer (j’ai perdu mon shampoing dur le premier jour et je n’avais pas envie d’acheter un shampoing liquide qui, de toutes façons, ne passerait pas la sécurité du vol retour).

Pour nous, ces inconvénients ont été vraiment minimes par rapport à tout ce que cette expérience nous a apporté en liberté, créativité et possibilité.
Nous avons même décidé de récidiver.

Maintenant que nous avons vécu de l’intérieur le voyage en fourgonnette, nous allons partir à la recherche de la nôtre,

…et ça sera sûrement difficile d’imaginer voyager autrement!

Je vous mets des sites qui m’ont été utiles pour le voyage:

  • La fourgonnette à Palma: nous sommes passés par l’adorable Miriam.
  • Pour trouver chaque soir notre petit coin de paradis pour dormir, nous avons utilisé ce site qui nous a parfois sauvé d’une nuit sur un parking bruyant (il y a une appli aussi).
  • La douche solaire est ici

PS: la photo principale n’est pas de moi et ne représente pas notre fourgonnette adorée mais elle est ressemble à celle de mes rêves d’adolescente.

PS2: aucun lien n’est affilié

Crédit Photo

 

 

 

 

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