Suite du programme de méditation mindfulness MBSR (3/8)

Pour cette troisième séance, j’arrive en avance et je le savoure (j’avais été en retard lors des séances précédentes).


Je constate combien c’est différent, d’être en retard ou en avance. Les deux fois précédentes, j’arrivais au pas de course. Le résultat c’était que j’étais transpirante, fatiguée, stressée par les aiguilles de la montre qui avancent plus vite que moi.

Dans la salle, je m’installais le plus vite possible, un peu honteuse de déranger le groupe.

Là, je marche tranquillement, j’arrive, je m’installe, j’ai le temps. J’ai le temps. Rien que d’écrire cette phrase, ça me plaît.

En fait c’est bien ça le plus important, avoir son temps, prendre son temps plutôt qu’être prise par le temps.

Nous commençons comme d’habitude par une méditation, assise cette fois et centrée sur la respiration, en prenant en compte les sensations.

Aujourd’hui sera une séance yoga ou ne sera pas. Nous voilà allongées, à essayer d’imiter tant bien que mal le bestiaire du yoga.

Postures du cobra, du pont, du chat…torsions au sol…ça tire, ça étire, ça craque parfois…pas de doute, je manque d’entraînement!

La posture du cobra

et…

mon interprétation (libre, comme vous le voyez) de la posture

Je suis très étonnée que TOUTE la séance soit consacrée au yoga, je pensais que ça allait être qu’une petite partie.

Encore mes anticipations (et mon manque d’entraînement)!

Nous échangeons très peu aujourd’hui et revenons simplement sur nos pratiques quotidiennes durant la semaine.

Nous terminons par une méditation assise centrée sur la respiration.

Pour la semaine prochaine, il nous est demandé de continuer les mêmes pratiques mais d’allonger le temps de méditation assise de 10 à 20 min.

Nous devons aussi observer un moment désagréable par jour…même si j’en comprends l’intérêt (pouvoir observer et être présent à chaque instant, agréable ou non), cet exercice me paraît toujours un peu bizarre :).

 

Suite du programme de méditation MBSR (2/8)

Aujourd’hui je vais partager avec vous mon vécu lors de la deuxième séance du programme.

Pour cette deuxième séance, j’arrive un peu en retard et assez tendue suite à un problème au travail. A l’intérieur, c’était un peu comme ça:

source: thecenturytimes.com

Nous commençons par une méditation allongée avec le balayage corporel (bodyscan) que nous avons toutes pratiquées durant la semaine. Je sens que je me pose un peu même si j’ai beaucoup de mal à me concentrer sur les indications données par notre instructrice.

Nous échangeons après cette première méditation sur nos pratiques de la semaine. Nous devions tous les jours faire une méditation “balayage corporel” (pratique formelle) et être pleinement présent durant une activité quotidienne de notre choix (le choix le plus classique se porte sur le brossage de dents).

Il est intéressant de voir comment chacune de nous caractérise son expérience plus en terme de plaisir/déplaisir que de présence. Comme si nous avions oublié que le but recherché n’est pas d’avoir un moment agréable mais bien d’y être présent, indépendamment de ce qu’il nous fait vivre. Il s’agit en effet de s’intéresser, avec curiosité, aux évènements tels qu’ils sont, et non pas tels que nous aimerions qu’ils soient.

A la fin de nos échanges, nous faisons une petite pratique de yoga:

La Montagne Tadāsana (tad, tada veut dire montagne mais aussi “cette chose-là, ceci”).

Crédit photo: ithaquecoaching.com

Cette posture est l’origine de toutes les postures debout du yoga.

Debout, il y a un travail plus particulier fait sur l’équilibre et la stabilité.

Les étirements que nous faisons lors de cette posture me procurent une détente et un certain apaisement.

Je suis attentive à ma posture, à l’étirement de ma colonne vertébrale et me rends compte que dans mon quotidien ma posture est bien souvent  déséquilibrée.

Je me dis que ce serait une bonne idée de faire cet exercice plus souvent.

Si vous voulez avoir plus d’explications c’est par ici:

https://yoga.ooreka.fr/fiche/voir/307820/tadsana-la-montagne

et pour pratiquer:

Pour finir, nous enchaînons directement avec un nouveau temps de méditation assise centrée sur la respiration.

Même si notre esprit a tendance à s’échapper, dès que nous en prenons conscience le but est de revenir à sa respiration, sans se décourager ni s’énerver contre notre esprit vagabond.

S’échapper, c’est ce que l’esprit fait naturellement, il n’y a donc rien d’anormal que nous le constations de nombreuses fois durant cette pratique.

Avant de nous séparer, nous revenons sur les exercices à faire chez nous durant cette semaine: continuer le bodyscan et la pratique informelle. A cela  s’ajoutera la méditation assise centrée sur la respiration et la prise de conscience d’un évènement agréable quotidien.

Nous nous quittons dans le calme et nous souhaitons à chacune une bonne semaine de pratique.

Je me sens encore très tendue par cette journée difficile mais je sais que méditer, même si ce n’est pas magique, m’aidera à me rappeler que tout est temporaire, y compris ces tensions que je ressens.

L’exercice de la montagne pourra aussi m’y aider.

 

Guide sur la méditation Mindfulness (1/8)

Aujourd’hui, j’ai (re)commencé un cycle MBSR. Oui, la méditation, quand on commence, difficile de s’arrêter!

MBS…quoi? MBSR. Meditation Based Stress Reduction en anglais.  Bref, une méditation pour réduire le stress.

Lors de cette première séance, on commence par se présenter et par expliquer ce qui nous a motivé à nous inscrire ici.
Chacun vient pour des raison différentes. Certaines personnes viennent pour des migraines terribles, d’autres des douleurs liées à une maladie longue durée, ou par simple curiosité…
Ensuite, on fait une première méditation où l’on repense à ce qui nous a motivé à venir ici, et on accueille les pensées, les bruits de l’environnement,…on prend conscience de l’ici et maintenant.

 

 

Après vient le moment de la “découverte d’un objet”. On ferme les yeux et on sent quelque chose être déposé au creux de notre main. A nous de faire connaissance avec cet objet, sans chercher à le catégoriser, à mettre un nom dessus. Juste ressentir ce que son contact produit sur notre peau: froid, rugosité, poids.
On va ensuite l’explorer avec tous nos sens: l’odorat, l’ouïe en le manipulant près de son oreille. Vient le moment de la dégustation. Le déposer doucement sur nos lèvres, sentir le contact. Avoir envie de l’avaler? Dégoût? Une fois dans notre bouche, quelles saveurs? Le contact avec le palais, les dents, la langue…et déguster tout doucement.
C’est rare de prendre le temps de faire connaissance avec un objet avec une telle ouverture de tous nos sens, une véritable curiosité.

Vient le moment du “scanner corporel” ou “balayage corporel”. Pour cela, essayer de ressentir chaque partie de son corps, l’une après l’autre. Balayer avec sa conscience toutes les parties, du petit orteil jusqu’au sommet de la tête. Envie de s’endormir? Douleurs? Irritation? Ennui? Chacun va là aussi ressentir des choses bien différentes.

Les deux heures de notre première rencontre sont à présent finies. Je me sens fatiguée. Je suis heureuse de constater que je repars chez moi en ayant laissé de côté les problèmes du boulot. Je sais que ça ne sera pas toujours le cas.

Crédits photos: the-elbowroom.com/ Intel Free Press, Flickr,/Heidi Forbes Öste, Flickr/ Geralt, pixabay.

Défi Lecture: faire le résumé d’1 livre de développement personnel par mois

Je ne sais pas vous, mais pour moi trouver le temps de lire est un vrai challenge…et encore plus de faire le travail d’extraire et de résumer les idées importantes.

C’est dommage parce que je sais que ça pourrait avoir un effet très important dans mon quotidien.

Je sais que quand je prends le temps de lire et d’écrire, je n’ai jamais l’impression d’avoir perdu mon temps.

 

Lire, écrire, pour moi c’est tout simplement vivre.

Pour l’instant je lis et écris beaucoup trop peu, cela me manque et ce défi va m’aider à me motiver.
En plus je suis sûre qu’avec ce défi, je vais apprendre plein de choses!

Je commence par:
Idriss Aberkane, Libérer votre cerveau

Si vous avez des livres dont vous aimeriez avoir le résumé, n’hésitez pas à me les communiquer, je suis preneuse de toutes vos suggestions!

Crédits photos: Photo via <a href=”https://visualhunt.com/photos/book/”>Visual Hunt</a>

Il est temps de le prendre, le temps

Dans son texte “Perspectives économiques pour nos petits-enfants” (1928), Keynes prédisait une “semaine de 15 heures en 2028” grâce à la croissance et aux avancées technologiques… Wahouh! Génial, non?
Pour Keynes, pas forcément. Il craignait que cette liberté puisse créer de l’ennui et une dépression généralisée.

 

Crédit photo: Demotivateur

Une exception cependant: ceux qui seraient capables d’apprécier “l’art de vivre en tant que tel [pourraient] jouir de l’abondance quand elle se présentera”. Et nous pouvons aussi faire l’hypothèse que cela s’apprend de vivre l’instant dans le bonheur et la joie de vivre, sans en attendre un “rendement”, un résultat !

D’ailleurs, ces moments de liberté, de créativité peuvent apporter dans l’après-coup des richesses insoupçonnées.

 

Source: Wikimédia

Bertrand Russel (in Reviews of Reviews, 1932), nous dit même que “sans la classe oisive, l’humanité ne serait jamais sortie de la barbarie”.

C’est bien cette même classe qui a “cultivé les arts et découvert les sciences; a écrit les livres, inventé les philosophies et raffiné les rapports sociaux”.

Sans disponibilité, difficile de cultiver ce champ. Trop (pré)occupés, sur notre temps libre nous rêvons plutôt de repos et d’activités dites “passives” (regarder la télé, écouter la radio,…).

Alors, ralentir et “faire” moins pour “être” plus, ne contribuerait-il pas à permettre un monde meilleur?

 

Biblio: Revue Books n°74

Conseils d’Arun Gandhi

Aujourd’hui, je lisais une interview d’Arun Gandhi (petit-fils de Mahatma) et je voulais vous transmettre les points principaux de son message.

  • Faire ce qui nous semble juste, sans s’attacher aux résultats
  • Tenir un journal de colère pour pouvoir utiliser sa puissance sans se laisser détruire par elle
  • Dans les relations humaines, ce qui compte c’est le respect, la compréhension, l’acceptation et l’appréciation
  • La vie, c’est grandir pour devenir des personnes meilleures, c’est-à-dire travailler sur soi-même
  • Compassion et humilité sont les moyens pour contrôler notre ego

 

Biblio: Mon grand-père était Gandhi, Eyrolles